mercredi 9 mai 2007

COIFFURE GOTHIQUE/les couronnes

La mode, influençée par la reprise des rapports commerçiaux avec l'Orient, s'enrichit de motifs nouveaux et toujours de perles préçieuses. Dans les grandes villes d'Italie telles que Lucques, Siennes, Venise, on commence à fabriquer de splendides étoffes.
Les jeunes femmes de ce temps portaient des tresses qui retombaient sur la poitrine, ou elles parsemaient de rubans leur chevelure défaite, ou encore elles se ceignait le front de cercles métalliques ou de couronnes de fleurs.
Les femmes mariés ou âgées, enroulaient leurs tresses en spirale derrière les oreilles. Elles utilisaient aussi des filets pour mantenir leur coiffure ou portaient des turbans de soie de couleur.

Cette coiffure provient d'une sculpture du Palais de Justice de Poitier.


























MATERIEL

Une résille de passementerie dorée formant des carrés et ornés de perles irisées.

EXECUTION

Tracer une raie de côté, coiffer toute la chevelure "à la page". Crêper l'ensemble pour que la coiffure reste vaporeuse. Compléter avec la résille, qui rassemble et maintient les cheveux.


Le Costume de l'époque Gothique


(Image en haut à gauche) Le garde-corps. Un drapier Cathédrale de Reims (France) XIII°
(Centre)L' errigaut CharlesVI Cathédrale d'Amiens (France) XIV°
(Image en haut à gauche)Un berger portant la ganache Musée de Cluny XV°.

(Image en bas à gauche) Un seigneur en cape. Cathédrale d'Amiens (France) XV°.
(Centre) Un seigneur en cotte-hardie (Manuscrit B.N) XV°.
Image en bas à droite) Le Comte de Hollande en houppelande (Archives d'Amsterdam (Hollande) XV°.




Le XII° siècle est une époque de grand raffinnement et de grands développement culturel. La chevalerie donne le ton en protégeant les faibles et en honorant la femme. L'amour courtois naît dans les cours d'Espagne et dans le sud de la France. Les moeurs du guerrier s'adoucissent et son costume, comme l'architecture se féminisent. Il s'étire en hauteur et colle plus au corps pour mieux en exprimer la silhouette. A partir du XII° siècle, le costume masculin s'allonge à la "barbaresque", au grand dam de l'église. La chemise intime est plissée ou gaufrée et n'apparaît plus qu'aux poignets et au chevilles. Le bliaud est retenu par une ceinture à laquelle on accroche l'aumonière dont la mode durera jusqu'au XV° siècle. Les braies sont plus luxueusement tissées. Les chaussures sont de plus en plus raffinées depuis que Toulouse et Montpellier produisent un cuir aussi beau que celui de Cordoue. Elles ne sont plus fabriquées par des artisants spéçialisés, comme d'ailleur tous les vêtements. Jusqu'alors, toutes les pièces de costume étaiant fabriquées à la maison.
Une cape semi-circulaire apparaît pour couvrir les épaules et rivalisent avec un long mnteau doublé de fourrure appelé "hérigaut" nanti de fentes latérales en guise de manches. Au XIII° siècle, ce vêtement est adapté par les femmes qui le porte plus longs.


(Image en haut à gauche) Surcot à manche XIII°
Notre Dame de Paris. (France)
A coté : Surcot sans manche Cathédrale d'Amien.
(france)
(Image en bas à gauche, et centre) Surcot court à manches longues et chausses collantes.Sergent d'armes (toque au mortier à gauche)
Pierre gravée. Cathédrale de St Denis (France) XIV°









La femme idéale de cette époque doit avoir une "silhouette mince, la tête légèrement inclinée vers l'avant, la poitrine effacée, le ventre et les hanches projetées en avant". Le haut de son bliaud est ajusté sur le torse et les hanches. Il est souvent gaufré et attaché sur le coté. On le nomme "guipon". Entre la chemise intime et le bliaud, on peut placer un corsage de toile, le "doublet", court et sans manche ou un "pelisson" de fourrure doublé de deux étoffes. Une très longue ceinture fait deux fois le tour du corps et retombe jusqu'aux chevilles. les femmes mariés portent une sorte de "guimpe" de linon blanc qui enveloppe les cheveux et encadre le visage. Elle se compose d'une mantonnière, d'un bandeau couronnant la tête et d'un voile par dessus le tout. Celles des veuves et des religieuses est plus couvrante et retombe sur la poitrine. Les jeunes filles portent les cheveux libres sous un "chapel", une simple couronne fleurie.
Au masculin, le costume du XIII° siècle,consiste en une chemise fine, courte et fendue vers le bas, qui retombe sur des braies de toile descendant aux genoux. La ceinture "braiel" comporte des jarretières qui tiennent les chausses. Par dessus, on enfile le doublet puis la "cotte", qui remplace le "bliaud", et le "surcot" à l'encolure ronde pourvue d'une fente boutonnée. Le visage est entièrement rasé et les cheveux, roulés au fer, sont maintenus par un "chapel" précieusement décoré. Le plus souvent la chevelure est couvert par une petite coiffe blanche attachée sous le menton : la "cale". Par dessus, on peut porter une autre coiffure comme la toque à revers, la calotte, le chapeau de feutre noir ou le chaperon (petit capuchon court). Le "pourpoint", porté par les hommes dès le début de XIV° siècle en remplacement de la cotte, est étroit, ceinturé, pourvu de manches et rembourré d'étoupe sur le devant. La "cotte hardie" est l'ancien surcot raccourci.
Celle de la haute soçiété est décolletée au cou et boutonnée, tandis que les autres ne comporte qu'une simple ouverture pour le passage de la tête. Doublée de fourrure, elle s'orne de manches festonnées dont les pointes descendent jusqu'à terre. Lors des grandes céré-monies, et des tournois, les nobles revêtent leurs habits armoiriés dont le luxe ne cesse de se développer ce qui vaudra la publication de plusieurs lois somptuaires pour le réfréner .http://historialiand.blogspot.com/


LA COIFFURE DES HOMMES


Le chaperon


Les principales coiffures masculines de l'époque sont : les bonnets, les toques, les chaperons et les chapeaux. Le bonet, appelé cale, est en toile blanche plus ou moins fine, il s'attache sous le menton.


La coiffe ou bicoquet est une cale sans brides qui se gardait même chez soi. Pour sortir, on mettait un chapeau de feutre par-dessus cette coiffe. On portait aussi une sorte de bonnet en tricot ou en drap, de forme conique, ont la pointe se rabat comme celle du bonnet phrygien; quelques fois la corne se termine par une étroite pointe.







Le bicoquet (Image de gauche) Tombeau de Solesmes XV°et feutre posé sur bicoquet.(Image de droite) Louis XI XV°









Les toques sont multiples. La plus usuelle celle dont la voque dura trois siècles, est la toque à revers tailladés.







Les chaperon furent d'abord des capuchons, mais dès le XIV° siècle, ce chaperon devient le bonnet à cocarde orné d'une crête et d'une longue queue. C'st un véritable chapeau avec un turban rigide



















Chaperon-turban avec crête formée par l'extrémité(image de gauche) Le bonnet à la cocarde (Image de droite) Manuscrit de Terence XIV°


Cette coiffure, de même que les chapeaux de feutre étaient portés par les nobles et les bourgeois


LA COIFFURE DE FEMMES







Pendant toute la durée du XIII°, sous l'influence religieuse, les cheveux des femmes sont peu visibles; enveloppés dans une résille ou une crépine, recouvert par une coiffe et des voiles.



La coiffure qui est le plus en vogue, c'est le touret, sorte de bonnet de linge ayant la forme d'une toque. on le confond souvent avec le mortier. Il est empesé, fréquemment ondulé ou plissé. Le touret s'épingle sur le couvre chef composé d'une calotte et d'un bandeau. On n'aperçois la chevelure que le chignon.

Le touret (image de gauche) Cathédrale de Reims XIII°.
Chapel d'orfevrerie et templette Palais de justice de Poitiers XIV° (image de droite)

Au XIV°siècle, apparaît la coiffure à templettes ou templières. Elle est formé de tresses descendant de chaque coté du visage, en cachant les oreilles. Tantôt ces tresses tombent verticalement, ou alors elles s'enroulent et sont nattées.
Cette coiffure, dont la mode se prolonge jusqu'au milieu de XV° est souvent accompagnées d'une couronne ou bandeau appellée frontal ou chapel d'orfevrerie.
La coiffure dîte en turban apparaît au XV° (large boudin rembourré d'étoupe et qui emprisonne presque toute la chevelure. Le couvre-chef est un fichu de tissus fins qui enveloppe la tête et forme un bandeau sous le menton.
La "touaille" ou "barbette" est une pièce de toile qui passe horizontalement sous le menton et est fixée au col. La réunion du couvre-chef et de la touaille donne naissance à la guimpe. Parfois un voile dont les bords sonts plissés à la paille encadrent le visage et achève de donner aux figures de l'époque un caractère particulier d'austérité.

(Image de gauche), le turban Hopital de Tonnerre XV° La Madeleine
Le touret. Isabeau de Bavière Cathédrale de St Denis XV° (France) (Image de droite).





Quand la guimpe est d'une seule pièce, ce qui est assez commun, elle est le propre des veuves et des religieuses. La guimpe apparaît dès le XII° au portail royal de Chartres. Cepandant, elle n'est encore qu'un voile flottant bien au dessous du menton et ne devient d'un usage courant qu'au XIII° et XIV° siècle. On remaquera les deux saillies quefont de chaque cotés les cheveux sous la guimpe, ce sont les "truffeaux", paquets de cheveux parfois postiches, garnisant les tempes.


C'est dans la deuxième moitié du XV°, qu'une dame de Hennin imagina la coiffure qui porte ce nom. D'inspiration orientale dont la vogue durera près d'un siècle. Le hennin consiste en un cornet très élevé qu'on portait incliné en arrière. La hauteur de ce cornet variait avec le rang social. Le hennin des bourgeoises ne pouvait dépasser 60 cm. De l'extrémité pendait un voile qui descendait jusqu'aux épaules et même jusqu'aux reins. Une voilette recouvrait parfois le visage, souvent aussi un voile empesé abritait le front. Dans ce cas, un béguin d'étoffe sombre cache le passage circulaire du voile. (voir image). Cette coiffure déjà de forme bizarre ne tarda pas à devenir extravagante. On imagina d'adjoindre au cornet une armature de fil de laiton ou d'archal pour soutenir tout un échafaudage de voiles empesés et même brodés. Certains de ces hennins à grands voiles sont des chefs-d'oeuvre d'ingéniosité!.



(Image de gauche) Hennin à voiles échafaudés. Manuscrit Traité des Tournois XV°.
(Image de droite) Hennin voile pendant . Manuscrit du roi René (France) XV°.



C'est en 1385, que commence la mode des coiffures élevées. Cette vogue s'accentue avec Agnes Sorel. Les cheveux étaient enveloppés dans une resille et des bourrelets d'étoffe rembourrés d'étoupes ou de coton (voir image). C'est la coiffure à deux lobes qui forme un ovale très allongé. On donne à cette coiffure le nom de coiffure à corne. (voir image) Souvent un voile était fixé au sommet et retombait sur les épaules. (Image de gauche) Coiffure à cornes ou "à bourrelets Comtesse de Hollande Archives de la ville d'Amsterdam. XV°




(Image de droite) L'escoffion Portrait de la femme du peintre Jean Van Eyck.




Musée de Bruges.




De 1380 à 1410, la coiffure dîte 'Escoffion" reçoit tous les suffrages. Dès la fin du XIII°, les femmes avaient coutume de ramener au dessus des oreilles les tresses de leur chevelure pour en former deux bourrelets en saillies de chaque coté des tempes. Cette mode ne fît que croître et, dans le portrait de la femme du peintre (ci-dessus), les tresses enserrées dans une coiffe forment deux lobes en figure de cornes.




Sur cette coiffe, on fixait une armature de fil de métal qui soutenait des voiles appelés "huves". La mode paraît avoir été à cette époque d'encadrer par un rectangle de voile le triangle formé par la coiffure à deux cornes et le visage.




LES COURONNES AU Moyen-Age



Dans l 'ignorance de l'art héraldique, cette époqu ne fait aucune distinction entre les couronnes de baron, de comte, de marquis, de duc et de roi. Il faut arriver à la fin du XVI° pour rencontrer un protocole spécial attribuant des formes de couronne à chacun de ces titres noblières.




Les couronnes romanes sont cylindriques, c'est-à-ire qu'elles ne s'évasent pas dans la partie haute comme cela se faisait au XIV°. Elles consistaient en un cercle ou bandeau orné de pierreries serties entre deux "listels". (voir image). La partie supérieure décorée de motifs d'orfèvrerie en relief ; elle est surmontée de fleurons alternées, souvent des fleurs de lys, des trèfles, des feuilles d'érables, de chênes, d'ancolies.




Au XIV° sièle, les couronnes prenent de l'importance en hauteur, et le dessin en est plus riche et plus compliqué.


(Image de gauche) La couronne du roi de Saba XII° Cathédrale de St Denis (France).




(Au centre) Couronne du Christ Cathédrale de Paris XIII°.




(Image de droite) La couronne de Charles V Musée du Louvre XIV°


A suivre, en construction....Veuillez nous excuser.